Explication
Présentation
Le roi du silence
Le silence est un jeu que je gagne sans jouer. Je peux rester plusieurs jours sans entendre le son de ma propre voix. D’un naturel introverti et peu bavard, je suis né asthmatique : je connais intimement la valeur du souffle, le poids de la voix, et la force brute des mots.
Le confinement : le règne du cri intérieur
Tout a commencé durant le confinement. En travaillant sur moi pour tenir une promesse faite à mon père sur le départ : la promesse de vivre. Quinze jours après son départ, j’ai enfin pris le temps. Je me suis assis, j’ai fermé les yeux, et j’ai laissé venir.
Des images d’animaux, de lieux, de lumières sont apparues. Des visions oniriques mais brutes. En décortiquant leurs symboliques, j’ai compris qu’elles parlaient toutes de moi. Je me suis appris en image, en m’amusant. Puis, j’ai pris un stylo et j’ai tout posé par écrit. Cela a changé ma vie.
Des gens, des maisons
Les mots ont fait émerger un moi profond. Puis, des personnes sont venues me voir. Enfin, des maisons. De là est né ce que je fais aujourd’hui : je parle aux maisons pour comprendre leur histoire et les émotions qui y ont vécu.
Je ne raconte que ce que je ressens
Je ne crois pas en toutes ces théories que l’on peut lire partout. Je suis une personne terre à terre, armée de son propre discernement, qui demande systématiquement à croiser les informations. Pour moi, le pire des démons reste un homme dans le huis clos d’une maison quand la porte est fermée.
Un ermite loin du spirituel Instagram
Je me tiens volontairement loin du monde et de ce “spirituel Instagram” qui se perd dans des concepts flous ou des jargons qui font peur aux gens. Si on devait me définir, je suis un ours, ou plutôt un ermite, sinon je vais me faire engueuler.
Je n’ai pas de don, juste de l’empathie
Je n’ai pas de pouvoir magique. Je suis simplement né en ressentant les émotions cachées des gens. Ce que je ressens, je m’en approche et je l’approprie. Cela a un prix : un système nerveux en mode maximum, qui carbure au cortisol. Mais c’est un outil capital dans mon travail, car tout mon corps capte, assimile et interprète les énergies environnantes.
Traverser le noir
Je suis celui qui va là où peu de gens vont. Celui qui n’a pas peur du noir. Celui qui traverse ses propres états dépressifs en gardant ancrée dans son cœur une lueur, une étincelle que tout ira mieux. C’est cette étincelle exacte que je promène devant moi lorsque j’entre dans les maisons.
Chasseur d’émotions
C’est ce que j’évalue et ce que j’écoute dans les maisons : les émotions. J’écoute leurs histoires, car l’écoute est le premier des soins, la première des libérations.